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 Saphir, Kazrack et .... deux êtres qui souffrent

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ambre boram



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MessageSujet: Saphir, Kazrack et .... deux êtres qui souffrent   Lun 7 Fév - 15:39

Une jeune fille, née d'une barbare et d'un goréen est recueillie par une famille de scribes. Elle est élevée parmi des frères et soeurs et apprend les us et coutumes de cette caste ... après sa puberté, elle est envoyée poursuivre ses études auprès de son frère, dans la ville franche de Caithris. Quand son père adoptif meurt, son frère qui n'a jamais accepté cette fille non issue de son sang va la vendre comme esclave afin de payer les dettes qu'il a contracté.
La jeune Saphir, âgée d'à peine 16 ans va voir sa vie changer .....




Dernière édition par ambre.boram le Lun 7 Fév - 15:41, édité 1 fois
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ambre boram



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MessageSujet: Re: Saphir, Kazrack et .... deux êtres qui souffrent   Lun 7 Fév - 15:40

Du plus loin que je me souvienne, cet homme grisonnant au visage ravagé par le temps qui m'a accueillie chez lui quand j'étais enfant a été le seul que j'ai considéré comme mon père ... Quand je suis arrivée dans les murs de sa maison en Ar, je ne pensais pas une dizaine d'années après le perdre ....

D'après ce que je sais de mon histoire et des rares souvenirs qui émergent dans ma conscience, je ne suis pas une fille naturelle de cette planète. Ma mère était une barbare et je ne sais toujours pas comment elle a pu, durant ces cinq années, me protéger de ce monde, de ses hommes, m'éduquer à devenir une femme libre .... Je connais ainsi deux dialectes, celui de ma mère et celui de ce monde ....

Dans ma cinquième année, je ne sais trop ce qui s'est passé. Ma mère a disparu au moment de la fuite de l'Ubar... cet homme a croisé mon chemin alors que je pleurais en la cherchant dans les rues. Il a observé mon visage, mes yeux si bleus, ma chevelure mi châtain mi rousse et m'a prise avec lui. La vie des enfants est précieuse dans ce monde. Il a ensuite fait toutes les formalités et je suis devenue officiellement sa fille.

Hier il s'est éteint. Il devait bien avoir 300 ans. La nouvelle vient de me parvenir et je n'ai que 16 ans. Je me tourne vers mon frère ainé auprès duquel il m'avait envoyé quelques mois auparavant pour parfaire mon éducation de scribe, dans cette ile qui est celle de mon enfance.
Je l'observe en pleurant. Il me lance un regard froid " tu es une femme libre ou une esclave comme ta mère ? "
Je sursaute, froissant le parchemin qui m'annonce la triste nouvelle
Je perçois un sourire au coin de ses lèvres : "Maintenant c'est à moi que tu devras obéir, je suis le seul mâle de la lignée qui reste, petite garce ! Si père ne t'avait pas prise sous son aile ... "
Je le regarde totalement déconfite.
"Demain je signerai ton contrat de compagnonnage avec le vieux marchand qui passe parfois ici. Tu n'as pas le choix ! " me lance-t-il
J'ai seize ans, je perds la seule personne qui a compté pour moi à part la femme qui m'a élevée pendant mes cinq premières années ... et je suis poussée dans les bras d'un homme centenaire ...
"Il veut une petite vierge. Il a peur des maladies. Tu n'es pas trop moche et tu seras parfaite pour lui donner un fils! Et applique toi sinon tu finiras à mes pieds en esclave si tu échoues dans l'année "
Je me glace, me bloque. Je n'ose plus le regarder .... Mon regard fuit.

Je rejoins ma chambre. Une esclave à peine plus âgée que moi m'aide à faire quelques bagages : Quelques robes, mon nécessaire d'écriture ...
La nuit est agitée, longue, trop longue et quand au matin mon frère vient me réveiller, j'ai à peine dormi.

Je me vêts de la plus belle tenue à ma disposition. J'accroche un à un mes voiles avec des épingles dorées .... Sept ce jour alors qu'en général je n'en porte pas plus de trois et, en silence, les yeux encore rouges, je le suis.
Nous montons dans un bateau. Je l'observe, inquiète : "Il habite un ilot à côté... nous allons faire cela chez lui ! "
Effectivement, le voyage n'est pas très long et nous arrivons en fin d'après midi.

Un homme au regard sombre et cheveux noirs nous attend sur le quai. Il a le teint bronzé, une belle stature, moins marqué par le temps que je ne le redoutais

Mon frère me tire par le bras et vient se planter devant lui : "voila ce que je vous propose ! " il m'arrache mes voiles d'un seul coup, lui dévoilant mon visage.
Les yeux de mon futur compagnon me détaillent. Il sourit et demande "la suite ? "
Je me retourne vers mon frère "la suite ?????"

Il fait décharger ma malle et me tire jusqu'à la maison de l'homme, pas très grande, ce qui me surprend, vu sa fortune. Nous allons dans un bureau. Je suis à courir derrière ces hommes, toujours trainée par le bras.

J'ose demander "qui fera la cérémonie ? "
Comme réponse, les deux hommes se mettent à rire. Mon frère me maintient alors que le marchand découpe ma robe, me dénudant. Sa main caresse ma poitrine, mon dos, mes fesses. Je me débats comme je le peux, mordant mon frère qui en resserre sa prise.

"Elle sera parfaite une fois éduquée et sera un bon ventre pour porter mon fils ! " les yeux du marchand pétillent. On me traîne vers une croix que je n'avais encore pas vue dans un coin de la pièce et y suis immobilisée par les deux hommes.

Ils retournent terminer leur transaction ... un échange de papiers ... mon frère vient m'embrasser la joue et me murmurer en partant : "jolie esclave ... tu es si désirable ... grâce à toi mes dettes sont effacées et j'ai un peu d'avance pour les années à venir ". Il m'abandonne.

Je bouge dans ces entraves. Je me débats. Je ne veux pas être esclave ... je veux être institutrice ....je suis une femme de la caste bleue, une femme de haut rang.
Au bout d'un certain temps, je me calme enfin. Je n'ai plus la force de pleurer. Le marchand s'approche alors ... regarde mes yeux bileux délavés en me prenant le menton.
Il lèche mes larmes et dépose un baiser presque paternel sur mon front.
"Ma compagne précédente a fui pour rejoindre ces femmes des bois, sans me donner la joie d'une descendance. Je ne recommencerai pas la même erreur deux fois. Avec un collier, tu resteras à moi tant que j'aurai besoin de ton ventre"

Il me montre le collier, caresse ma joue, ma nuque et vient le fermer autour de mon cou.
"Je t'ai payée suffisamment cher pour faire de toi ce que je veux. Il ne tient qu'à toi d'accéder à tes affaires de scribe si tu es sage et apprends vite à me combler, petite "

Je ferme les yeux, l'acier sur mon cou : "oui Monsieur"
Une première gifle : "tu ne m'as pas bien compris ? ESCLAVE !"
Je me mords la lèvre, estomaquée : " oui … oui ... Maître "
Une autre tombe "je ne suis pas n'importe qui hein ? " il reprend mon menton me forçant à le regarder "je suis TON Maître, celui de ton corps, de ton âme, de tes envies, tu apprendras vite que tu n'es plus rien ... alors, on dit quoi ?"
"Oui mon maître" ces paroles sont horribles pour moi ....
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ambre boram



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MessageSujet: Re: Saphir, Kazrack et .... deux êtres qui souffrent   Lun 14 Fév - 9:38

Les premiers jours, je les passe entravée dans une cave humide. À l'extérieur de sa maison, il passe me donner une bouillie infâme pour toute nourriture et de l'eau.
Il me regarde et, chaque jour, me ressert la même bouillie qui commence à durcir. Un matin, je craque. J'ai trop faim. Je veux quitter cette pièce sombre. Je veux me laver ....

Je mange donc ce qui va devenir ma nourriture journalière : Un bol par jour, pas plus .......
Je m'approche de ses pieds en rampant et les embrasse.
Et oui, même une femme de haut rang, affamée et enfermée, fera tout pour un peu de liberté

Je le vois sourire "prête à ta nouvelle vie d'esclave ? "
J'acquiesce lentement en murmurant "oui mon maître"

Il détache la chaîne qui reliait mon collier au mur, m'attrape par les cheveux et me tire dehors. Je suis de nouveau et vite enchainée à un poteau à l'extérieur. Il m'autorise un peu de savon et des chiffons "Lave-toi", me présentant un seau au sol.
Toujours nue depuis cette soirée quand mon frère m'a vendue.
Je me lave, me frottant rapidement, essayant de me cacher, me rinçant avec le second seau qu'il m'apporte.

Tu as une meilleure mine ! Je ne t'ai toujours pas trouvé de nom .....
Il me tourne autour, caresse ma peau humide. Ses doigts sur ma peau, sa présence ... il me fait fondre peu à peu.
J'en tombe à genoux devant lui et il rit, satisfait.

Iona sera un joli nom.

"Lève-toi et suis-moi " dit-il sèchement. Je me relève rapidement et le suis toujours en laisse, mes pas entravés par une chaîne. Nous entrons dans sa maison que je visite enfin comme une esclave : "cuisine " "garde mangé " " mon bureau, interdit pour toi ! Ma chambre... si tu es sage "
"Va préparer un repas digne de ce nom ! " il me traine à la cuisine et accroche ma laisse à un anneau du mur.

Je vais cuisiner pour la première fois de mon existence. Pourquoi n'ai je pas passé plus de temps dans la cuisine chez mon père ?

Vous devriez me voir éplucher les légumes avec un couteau à lame de silex, essayer de découper la viande .....
Il s'est mis dans un coin et m'observe alors que je fonds en larmes devant mon incapacité à faire ce genre de choses .....
Il s'approche derrière moi et, en vieux célibataire, guide un moment mes mains. Je le sens contre mon dos, son souffle dans mon cou. Mon cœur se serre à nouveau, la peur ... ou l'excitation ?

Les jours passent ainsi, enchainée dans chaque pièce, repassant mes nuits au cachot, apprenant les bases : repas, nettoyages, lessives... mes journées sont bien remplies. Lui qui gère ses affaires à distance et passe son temps à observer sa nouvelle acquisition .....

Cela va faire 6 mois que je suis ici, résignée. Je n'ai plus de chaîne. Je ne suis plus entravée. Je ne sais pas nager et nous sommes sur un ilot. Où irais-je ? Je ne désire même plus assassiner cet homme. De toute façon, aucun ustensile de cuisine ne le permet.

Quand mon plat ou ma façon de le servir lui plait, j'ai, en guise de récompense, une heure de lecture ou accès à mes affaires de scribes ... je découvre qu'il a une bibliothèque bien fournie. Je commence également à faire sa comptabilité de base. Je suis heureuse de ce privilège, mon éducation ne sera ainsi pas perdue

Les jours passent et se ressemblent. Il m'a même offert une camisk pour me vêtir. Une vieille chemise, rien de plus, mais je ne suis plus dénudée quand quelques visiteurs passent. Il semble ne pas avoir aimé me retrouver coincée contre un mur par l'un d'eux.
Depuis, j'ai une clochette à mon collier et un bracelet blanc. Il sait ainsi où je me trouve et, sans avoir à le demander, les visiteurs savent qu'il ne faut pas me toucher.

Je l'aime de plus en plus, cet homme grand, bronzé, à la chevelure noire, dont je ne sais toujours pas le nom... juste que je lui appartiens.
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ambre boram



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MessageSujet: Re: Saphir, Kazrack et .... deux êtres qui souffrent   Jeu 17 Fév - 11:28


Ce matin, le réveil est brutal. Le visage de mon maître est fermé.
Il y a plein de monde présent sur son ile. Il ne me laisse pas le temps de me préparer, je suis enchainée et tirée vers l'extérieur.
Je suis attachée et vois le balai incessant des esclaves mâles déménager cette demeure.
Tout est chargé dans deux bateaux présents. Cela me surprend, je ne comprends pas ce qui se passe.

Je reste ainsi au soleil et de longues heures. Je finis par ne plus y prêter attention, laissant voguer mon esprit au gré de mes souvenirs.
Un esclave mâle me détache soudain. Je me mets à crier de peur. Des histoires racontées durant ma jeunesse sur le viol de femmes par ces esclaves me prennent à la gorge... la peur ... comme jamais auparavant !
Finalement, il me jette dans une cage ronde et je suis hissée à bord. La cage est suspendue dans l'appartement de mon maître. Je n'en bougerai que pour mes besoins... rien d'autre.

Je ne sais combien de temps dura ce voyage. Je sais qu'il y a eu de grandes disputes entre mon maître et le capitaine ..... Les matelots en manque de femmes ....
Je suis restée préservée, mais à quel prix pour lui ?

Nous arrivons dans un port privé et tout est sorti des cales. Moi-même, je ne suis qu'un objet parmi d'autres que l'on transporte ... mon maître semble apprécier cette chaleur, bien différente de l'endroit où il vivait avant. Néanmoins, il semble toujours préoccupé.
Une fois tout cela installé dans ce qui ressemble à une dépendance d'une grande maison, il m'ordonne de me faire présentable. J'ai accès à un point d'eau et peux me laver ... enfin laver mes cheveux ! Une tenue m'attend, une soie de couleur blanche. Je ne comprends pas ... peu importe.
Il me tend une bouteille de parfum ainsi que des bracelets dorés qu'il verrouille à mes chevilles et poignets. Il me recommande même de me maquiller.
Je ne comprends plus rien, vraiment rien à ces demandes. Je m'exécute néanmoins.

Il m’équipe d’une laisse, caresse mes cheveux : "suis moi et reste silencieuse"
Nous marchons une dizaine de minutes avant d'arriver à la demeure principale ou un homme à la livrée or et bleue nous attend. C’est un marchand d'esclaves. Je tente de reculer, de retourner à la dépendance, mais mon maître tire d'un coup sec sur la laisse.

Je m'agenouille, genoux joints face à cet homme, légèrement en retrait, à droite de mon maître.
Je lève mes yeux vers mon maître qui me répond d'un signe de tête. Je salue notre hôte avec le plus grand respect, rampant jusqu'à ses sandales sales pour lui embrasser les pieds.
Cet homme du nom de Priscius me gratifie d'une caresse, et je découvre par la même occasion que mon Maître se nomme Kazrak.

J'entre à la suite de mon maître et les portes se referment.
Les deux hommes parlent beaucoup, de tout et de rien, de leur amitié de longue date.
Priscius questionne mon maître sur le montant payé pour mon achat, fait la moue "pas une bonne affaire, en plus pas éduquée"
En bon marchand, il s'approche, me fait ouvrir la bouche, vérifie mes cheveux, mon port de tête. Je suis examinée comme un bosk à la foire.
J'oublie encore parfois que je suis une esclave. Un objet, une possession ...

Finalement, le marchand d'esclaves sourit : "pas aussi mauvaise que je le pensais. Elle a quel âge ? "
"16 ans et demi. C’est une belle petite, encore malléable... justement......"
Justement quoi je songe ... QUOI ?
"Voilà, je veux changer de vie, je ne peux pas la trainer avec moi, non éduquée et trop rebelle, je vais te la laisser le temps que je trouve un coin qui me convienne. Par contre, personne n'y touchera, pas même toi ! "
Je vois le marchand partir d'un grand sourire, puis d'un rire franc.
"Tu connais mes tarifs, alors, tarde pas trop. Au fait, juste une garde ou avec éducation ? "
"La complète, c'est une sauvageonne. N’hésite pas, mais ne l'abîme pas, hein ! Je connais parfois tes méthodes expéditives. Essaye de ne pas t'emporter avec elle, ça te couterait cher à remplacer ! "
Voilà ! On parle de moi comme si je n'étais pas dans la pièce. On discute le détail de mes apprentissages.

Mon maître confie la laisse à Priscius, me caressant la chevelure : "A demain bel animal". Je suis menée dans un cachot plus petit que celui de l'ile.
"Voilà ta demeure pour les mois à venir petite. Enfin, si tu n'es pas docile ! Comme je ne te connais pas encore, ce sera ainsi pour la première semaine."
Il me prend les poignets et les attache dans mon dos, relie une chaîne à mon collier et à la place de la laisse. Je songe "bienvenu dans un kennel privé ! "

Première nuit sur une natte de tissus. Nouveau lieu, nouvelles odeurs, des pleurs dans les cellules voisines, des cris parfois... Rien de rassurant. Roulée en boule, les bras endoloris, j'arrive finalement à dormir.
A mon réveil, mon Maître est présent. J'essaye de me diriger vers lui en courant, le visage en pleurs, mais Priscius me rattrape par la chevelure.
"Où vas-tu comme ca ? Hein ? Tu es vraiment mal éduquée ! "
Appuyant de tout son poids sur mes épaules, je tombe à genoux.
"Ici, tu es chez moi, tu me salueras donc en premier. Ensuite, tu iras le voir si je le permets. Depuis hier, j'ai toute autorité sur toi et pour les six mois à venir ! "
Ces paroles sont pires qu'un coup de fouet
Mon amour, mon maître celui à qui je rêve maintenant, me confie à cet homme obèse !
J'arrive à bafouiller "Oui Maître".
Il me conduit à la pièce d'eau attenante aux cellules et me donne peu de temps pour me préparer, reprenant la soie offerte la veille et me laissant nue. Je regarde d'autres filles dont le dos est en sang, zébré de coups de fouets et d'autres qui ont été rasées. Je vois la marque des esclaves sur leur peau, les oreilles percées des autres, les anneaux tuchuck (nez à la façon d'un bosk)
J'observe leurs silhouettes de femmes, généreuses et la mienne qui fait encore penser à celle d'une petite fille.

J'ai enfin la permission de rejoindre les pieds de mon Maître. Il me tire par la main vers l'étage, me montre la taverne où je servirai en son absence, l'ensemble des bains ou je serai aussi utile. Plaisantin, il demande à Priscius si mon frère est toujours son scribe, lui disant qu'il pourra se passer de lui s'il le désire puisque je suis capable de faire le même travail. Une possibilité qui s’offre à moi pour continuer à apprendre les choses de ma caste.
"Non non " fais-je de la tête "une esclave n'a pas de caste "

Mon Maître m'entraine enfin vers une alcôve. Il pose son doigt sur mes lèvres, attache mes poignets et les lie à l'anneau mural. Il me caresse le corps comme jamais il ne l'a fait avant. Je vois cette drôle de bosse réapparaitre dans son pantalon. Il presse son corps contre le mien, m'embrasse à pleine bouche, joue avec mes tétons de sa langue.
J'essaye de fuir, je me colle au mur, je cache mon visage de peur d'une gifle, mais non, il reste doux.

Il va m'amener là ou il le désire. Je serai ouverte, une tache de sang sur la fourrure en est la preuve. Je ne fuis plus. J'en redemande même, cela est si bon, si agréable.
Je ne sais combien de temps il me fera l'amour avant de me laisser ainsi, attachée et somnolente. Après ce moment, cet instant magique, je ne le reverrai pas avant longtemps, ne gardant que ce merveilleux moment comme accroche et espoir.


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ambre boram



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MessageSujet: Re: Saphir, Kazrack et .... deux êtres qui souffrent   Lun 21 Fév - 13:51

Quelques temps après le départ de mon Maître, je sens une main parcourir mon corps, caresser mon visage. Un pouce ouvre mes lèvres et je me surprends à ne pas résister et le sucer, toujours les yeux clos.
La voix de Priscius, grave et si lointaine : "Alors, on a gouté aux fourrures ? Il va falloir songer à nettoyer tout cela, mais avant, puisque tu n'as pas le doit au vin d'esclave. Je vais tester la marchandise laissée en garde ! Si tu oses en parler à ton Maître, je te fouetterai et te tuerai moi-même !"
J'entrouvre les yeux. Mon visage se couvre de larmes. J'acquiesce en silence, m'allongeant et écartant les cuisses. Il passe sa main sur ma vulve, me caresse et regarde ses doigts. "Il a joui en toi ! J'en ferai autant, et fait en sorte de ne pas porter de vie qui soit de moi ! De toute façon qui saura ? Il t'a bien baisée, donc il le prendra pour sien ! "

Je songe "Comment vais-je faire ? ", puis le laisse maltraiter mes seins, la tête rejetée en arrière. Il s'installe sur moi sans ménagement, déjà très excité. Mes jambes me sont relevées, alors qu'il vient mordre à pleine dents dans mes mamelons. Un viol en règle, pour apprendre... apprendre à accepter, apprendre à avoir du plaisir, apprendre à désirer les hommes. Il est brutal, et prend juste possession à sa façon de l'esclave qu'il a en garde, abusant de son autorité comme n'importe quel Maître.

Je ne comprends toujours pas comment il a fait pour me faire jouir également. Je suis devenue une dépravée en quelques caresses et une nuit sur les fourrures. Je ne redeviendrai jamais libre, maintenant cela s'ancre en moi.
Je me surprends à murmurer à l'oreille de cet homme : "Apprenez lui à vous combler par tous ses orifices, Maître" Un sourire s'affiche sur son visage, puis une gifle vient s'abattre sur mon visage. "Tu ne demandes rien, tu apprendras à l'exprimer et je te prendrai si j'en suis satisfait ! "

Il me détache, m'agrippe par les cheveux et hurle "vana, viens nettoyer la fourrure HARTA ! La nouvelle n'a pas su être sage !!!" je suis trainée ainsi dehors. J'ai du mal à le suivre. Il va vite. Je croise une fille plus âgée que moi qui bouge avec grâce, un sceau et une brosse à la main, des chiffons, qui se dirige vers l'alcôve d'un pas pressé. Elle est si jolie quand elle marche, si ... sensuelle.

Il me traine derrière des grilles où je vois d'autres filles s'écarter et s'agenouiller devant lui, puis m'attache de nouveau :
"Tu sembles comprendre que je suis le maître absolu en ces lieux, pas de cachot pour ce soir, tu ne m'as pas trop déçue, simplement ici, sur le marbre, tu y passeras le reste de la journée et la nuit !"
"Tu devras appeler toutes les autres Maîtresse. Tu n'es rien ici. Tu n'as que la valeur de ta beauté, mais elle va grimper avec ton éducation, petite mat! "
"Mat" le mot est lâché. La dernière arrivée, la corvéable ..... Celle qui sera punie par toutes selon leurs désirs, et le Maître des lieux ne dira jamais rien. On ne s'occupe pas des querelles d'esclave. La chaîne se monte naturellement.

Une femme d'une belle allure, la peau bronzée et les cheveux attachés s'approche de moi. Elle me regarde avec dédain et s'accroupit, me prenant le menton : "belle proie"
Elle me montre son fouet enroulé à sa ceinture, et son aiguillon : "Tu sais ce que c'est ? " ma tête fait non. Alors, doucement, elle met l'instrument en marche à faible puissance et vient l'appliquer sur mon sein. Je hurle de douleur, mais aucune trace ne sera visible.
Je découvre la première fille de chaine ainsi. C'est elle qui nous dirige toutes. Le Maître nous utilise pour son plaisir. J'apprendrai dans la douleur.

La journée se passe entre celles qui viennent me pincer, me tirer les cheveux et celles qui violent mon intimité, m'embrassant et me caressant, à croire qu'elles désirent que je sois dans un état d'excitation continue. J'en pleure.
La nuit est froide sur le marbre, au clair des lunes de Gor. Trois lunes qui illuminent le ciel.

Au matin, la première fille me détache, m'autorise à me laver sous sa surveillance. puis mes poignets me sont à nouveau attachés dans le dos. Elle m'ordonne de m'agenouiller devant un miroir. Avec l'aiguillon, elle écarte mes cuisses. Je vois mon intimité dévoilée à moi-même : "apprends à t'aimer et te désirer, regarde toi "
Je baisse le regard. J'ai honte, mais elle me le relève le visage, me le maintient de force face au miroir. Je ne sais comment mais je me retrouve liée au sol, jambes écartées et forcée à m'observer. Je ne peux bouger.

Première leçon : S'aimer et se désirer pour que les maîtres vous désirent

Je passerai ainsi une semaine à me regarder, cuisses ouvertes. Je distinguerai au fil des jours chaque frémissement des mes lèvres intimes, chaque léger changement de couleur qui correspond à l'état d'excitation dans lesquelles les filles me laissent.
La nuit, je rejoins une natte au sol, auprès des autres filles. Il semble que nous soyons triées par niveau de connaissance, actuel et à atteindre. Le soir, après avoir passé la journée à m'observer, je m'attache à la cuisine, comme je le faisais chez Kazrak. Je sais peler et cuisiner les légumes et céréales qui sont ici la base de notre alimentation. Parfois on me demande de récurer la vaisselle et le sol. La première fille surveille toujours, son aiguillon en marche, la moindre faiblesse et un hurlement retentit ....
Dans la maison et la taverne attenante, personne n'a jamais bougé. Après tout, il faut bien éduquer ces animaux qui servent à éviter aux femmes libres d'êtres violées, leur montrer comment plaire et séduire.
Seule sur ma couche le soir, je pense à mon Maître. J'en pleure, ne comprenant pas pourquoi je suis ici et ce que j'ai fait de mal. Je n'arrive pas à me faire des amis parmi ces filles de basse caste ou esclaves nées. Je reste solitaire avec mes angoisses.

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MessageSujet: Re: Saphir, Kazrack et .... deux êtres qui souffrent   Mer 2 Mar - 9:14

Les jours passent et ne se ressemblent qu'en apparence. La première fille nous fait de plus en plus souvent mettre en ligne. Nous apprenons les positions des esclaves. Elle corrige nos postures et, bien souvent, l'aiguillon punit les mauvaises élèves dont je fais partie.

Les ordres fusent : tomer, nadu, leasha, tower
D’une décharge dans les côtes, elle corrige ma position, observe les transitions entre les positions... nouvelle décharge, on reprend les enchainements ...

Tower: les genoux joints c'est la position des esclaves de tours ou des esclaves en présence de femmes libres. Les mains sont posées paumes vers le bas, parfois croisées, le regard est baissé.

Nadu : même position que Tower, mais les mains sont placées paumes vers le haut et les jambes écartées, pour montrer sa disponibilité sexuelle aux Maîtres ... c'est ma position actuelle, et la plus habituelle.

Leasha : Vient du mot goréen "Leasha" qui signifie laisse. L'esclave offre son cou et son collier de façon à ce que son Maître puisse l’équiper d’une laisse ou de tout autre système d'attache. La tête est tournée vers la gauche et le cou offert. Les mains sont croisées dans le dos, prêtes à être immobilisées si nécessaire.

Des questions incessantes ponctuent ces changements de positions :
"What are you?"
"I am a slave girl."
"What is a slave girl?"
"A girl who is owned."
"Why do you wear a brand?"
"To show that I am owned."
"Why do you wear a collar?"
"That men may know who owns me"
"What does a slave girl want more than anything?"
"To please men."
"What are you?"
"I am a slave girl."
"What do you want more than anything?"
"To please men."
Page 197 - Assassin of Gor
((Il n'y aura pas de traduction, parce que les rares trouvées, ne reflètent pas le sens de ce qui est écrit ...))

Ainsi se passent les jours, entre l’apprentissage des positions et des réponses toutes faites à des questions standard. L'esclave, bien qu’appréciée pour sa conversation, doit savoir répondre ainsi et sans attendre à la moindre demande du Maître.

Parfois, la chance me sourit et Priscius vient me chercher, poignets liés par une fibre de cuir dans le dos et tirée d’une laisse, pour m'emmener à sa suite vers la bibliothèque immense. J'y reste agenouillée à ses côtés. Parfois il me traine dans son bureau. Je commence à bien connaitre ce piquet auquel est attachée ma laisse, proche de ses pieds, ainsi toujours à portée. Je me retrouve de plus en plus souvent occupée avec son sexe dans la bouche, alors qu'il discute avec une voix familière... mon frère. Ce traitre est scribe ici et passe régulièrement faire la comptabilité ... je tiens une vengeance.

Un soir, alors que je me retrouve seule aux pieds de mon maître et que la pleine ombre arrive, je me lance :
"Maître ? " dis-je d'une voix suave "Cette fille peut-elle vous proposer quelque chose ? " en même temps, je me recule un peu de peur de recevoir un coup de fouet pour mon extrême audace.
Priscius se retourne vers moi. Un regard noir se pose sur moi : " vas y, continue". Sa main touche quand même le manche de son fouet.
"Cette fille a été scribe, et vous pourriez économiser le coût du votre si elle pouvait, sous votre surveillance, faire cela pour vous, oh Maître ... " je m'aplatis alors, rampant jusqu'à ses pieds et venant les embrasser.
Il continue à me regarder sévèrement, fronçant les sourcils. Je m'attends au pire de sa part. Pourtant, il me tend une feuille avec la demande qu'il a faite plus tôt à mon frère : "prouve moi ta valeur en tant que scribe, nous verrons ensuite. Tu as une heure ! "
Une heure, alors que mon frère a travaillé dessus toute l'après midi .... Et que je ne connais rien à sa gestion ! Sans perdre un moment, avec une pointe de charbon, je me mets au travail, comptant et recomptant, rédigeant des factures soignées pour les esclaves qui sortent de cette maison. La peur au ventre pour mon audace, l'angoisse du fouet à venir ou pire ... d'être offerte pour la nuit aux quelques esclaves masculins travaillant dans la demeure.

Il revient me voir quelques temps après. Je n'ai pas, plus, la notion du temps qui passe. Il prend le travail effectué et le compare avec ce qui a été fait par ce traitre qui m'a vendue. Il affiche un regard satisfait, mais je n'ai pu tout terminer. Je suis détachée et trainée par les cheveux. Je pleure. J'implore qu'il me pardonne, ne sachant si j'ai réussi le test ou pas. Je me retrouve sur une fourrure, loin des cages de stimulation, attachée par les poignets à un anneau du mur. Il se déshabille ... et vient me posséder, allant à l'encontre des demandes de mon propriétaire. Je ne peux dire combien de fois j'ai joui, combien de fois il a joui en moi. Ce que je sais, c'est que je viens de gagner sa confiance et que je serai plus libre de mes mouvements, et totalement libre dans mon esprit.

Le lendemain, il me fait porter une camisk de couleur bleue avec une ceinture argent, à ne passer que lorsqu'il vient me chercher pour travailler au bureau. J'en suis fière, très fière. Je montre ainsi aux autres que je ne serai pas qu’esclave et mon éducation de jeune fille libre est un atout pour moi. Tant pis pour les jalousies, je me sens regonflée.

L'absence de mon Maître me pèse moins. Le marchand d'esclave, bien que gros et moche, n'est pas déplaisant en discussion. Maintenant, lorsqu'il m'emmène dans son bureau, je n'ai plus la bouche pleine. J'ai même un petit pupitre pour travailler. Je fais les factures, mais mon frère, scribe de Caithris repasse souvent pour finaliser et officialiser mon travail, il est moins payé, petite revanche personnelle.

J'en profite également pour accéder au calendrier, et je compte les jours depuis .... Non.... Impossible... retard... ce soir là je rejoins ma couche en pleurs. Enceinte ! Je suis enceinte, et cet enfant ne connaitra jamais la liberté. En poussant plus avant mes calculs, je sais qu'il a été conçu le soir où mon Maître m'a ouverte
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MessageSujet: Re: Saphir, Kazrack et .... deux êtres qui souffrent   Mer 9 Mar - 12:04


Je me demandais pourquoi ces derniers temps au réveil j'avais quelques nausées, qui heureusement n'ont pas été détectées par les autres. Maintenant je suis fixée. Je caresse lentement mon ventre avant de me lever et de commencer ma journée d'esclave.

Depuis que j'ai ce privilège de l'écriture sur les autres filles, la première fille se fait plus dure lors de nos apprentissages. Je ne passe plus une journée sans aiguillon ou marque de badine sur la peau. La vie qui grandit en moi me permet de tenir, de ne pas me ruer sur elle pour l'étrangler, comme certaines filles l’ont déjà fait entre elles. Je me plie malgré moi à tous les caprices, mais je ne suis plus la petite dernière. Un nouveau lot de filles a été amené.

J'apprends depuis quelques jours à reconnaitre les étoffes et parfums uniquement à leur toucher et leur odeur. Mon éducation avance, même si je ne peux servir à la taverne, mon Maître n'ayant pas désiré que je sois en "libre accès". Pourtant, cela ne bloque en rien le marchand, et les rares entrainements dans le kennel commun et avec le marchand ne permettent pas de vérifier ma valeur en ce domaine. Il est trop préoccupé par mon travail de scribe et mon ventre si accueillant. Je me fais donc prévenante pour éviter au maximum de rejoindre les autres et terminer sur la fourrure, attachée auprès de sa chambre, même s'il ne m'utilise pas. Je sais que cela ne durera qu'un temps et qu'une autre fille viendra bientôt prendre ma place

Cela va faire trois mois que je suis ici, que je suis enceinte. Jusque là, tout se passait bien pour moi. Pour cet enfant à naitre, je priais les prêtres rois pour que ce soit un fils et que mon propriétaire vienne me chercher rapidement, avant sa naissance ... ainsi j'aurai rempli ma part du marché, et il me libérera peut-être ou me chérira et me gardera comme nourrice de l’enfant, de son sang. J'ai hâte de sortir enfin de cette demeure, de le rejoindre, en même temps mon ventre se déchire. Je ne sais résister aux caresses expertes du marchand, je pourrais m'offrir à n'importe quel Maître de passage, mon corps est aux abois, sans arrêt à la recherche du contact du maître

Oui, mon seul désir à présent est de plaire aux hommes ....

Une nuit, je me réveille en sursaut, me demandant ce qui inonde ma fourrure. Je ne comprends pas de suite ce qui se passe, ce n'est qu'en passant ma main entre mes cuisses et la remontant à mon visage que je comprends enfin : du sang
Un cri strident réveille les autres filles. La première fille arrive en courant, l'aiguillon en marche, et avant même de me demander ce qui se passe je me prends une décharge à mi puissance, puis elle aboie :
"Silence, tout le monde à sa place et pas de bruit !"
Enfin, elle s'agenouille à mes côtés, découvrant l'état de la natte. Elle me gifle :
"Tu savais que tu allais être réglée, il faut savoir prendre ses précautions, petite sotte ! Comment as-tu fait les mois précédents ?"
En larmes je bafouille : "Je suis enceinte" presque incompréhensible.
Elle m'attrape par les cheveux, puis se ravise et me laisse retomber au sol. Elle demande à l’une de mes sœurs de chaîne de venir l'aider, de préparer des linges, de l'eau tiède et froide, pendant qu'elle évalue sommairement mon état. Je suis nettoyé, puis elle me presse le ventre, du sang en sort abondamment. Elle presse plus, à m'écraser. Une autre fille vient la relayer. Je suis à nouveau débarrassée du sang, ma natte et nettoyée et je suis mise à même le sol. Elles vont se relayer toute la nuit ainsi et je finirai par ne plus saigner.
Le Maître des lieux est prévenu, mais comme les filles gèrent il ne prend pas la peine de faire venir un médecin. Cette nuit là, je perds l'enfant de mon Maître, et la possibilité que la nature m'ait offerte de porter la vie. Cela s'étant passé en son absence, il n'en saura jamais rien. Je doute que le marchand prenne le risque de raconter cela, il devrait alors avouer d'autres choses.
Ce soir là, je perds l'affection que le marchand me portait. Je reste ensuite enchainée dans les cachots, et le travail m'est descendu... dans les caves de la demeure, sur un pupitre éclairé d'une lampe à l'huile de thalarion sous la surveillance d'un kajirus.

Parfois, je regarde cet esclave comme s’il était un homme libre. Je m'imagine, ma peau contre la sienne, même ici dans ces bas fonds. Mais je ne bouge pas. La seule pensée de mon ventre me donne des nausées. je ne savais pas que l'on pouvait ainsi passer du plaisir et désir au dégout le plus absolu.

Le marchand d'esclave prend finalement la peine de me faire examiner quelques temps après cette mésaventure, alors que de nouvelles filles doivent avoir des certificats pour leur vente prochaine. C'est ainsi qu'il est assuré qu'il n'y aura plus aucun risque à me mettre en taverne, avec ou sans vin d'esclave. C'est donc là que je passe le reste du temps à attendre mon Maître, service de paga, viols et abus en tout genre. Heureusement que la médecine ici fait des miracles, je ne rejoins les autres que quelques jours avant son retour. On me lave et me parfume. J'ai eu tellement de noms et de Maîtres durant ces services à la taverne, que je ne me souviens qu’à peine de lui. Seul mon collier gravé de ses armes dit que je suis sa seule propriété.

Je vais enfin revoir l'homme qui m'a faite mettre à genoux, et qui m'a apporté tant de peines et de désillusions.
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MessageSujet: Re: Saphir, Kazrack et .... deux êtres qui souffrent   Lun 14 Mar - 14:12


Ce n’est pourtant pas mon propriétaire que je vois en fin de compte. Enchaînée à d’autres filles, je suis emmenée et chargée avec elles sur l’un des navires du marchand d’esclaves.

Mon maître a envoyé une missive. Je vais voyager seule. Il n'a pas même le désir de venir me chercher lui même ! Je me sens de plus en plus abandonnée.

Avant l’embarquement, chacune d’entre nous est consignée sur une liste avec précision de sa destination finale. On nous accroche un médaillon complémentaire sur nos colliers. On nous tond. Accablée, je vois partir ma longue chevelure soignée et brillante. Je sais pourtant que cela n'a rien de bien méchant et n’est fait que pour des questions sanitaires.
Nous avons toutes des fers aux poignets et aux chevilles, si lourds qu’en cas de tentative de fuite, nos chevilles en seraient rapidement brisées.

Une dernière inspection de santé par le médecin de l'ile la plus proche et les dernières consignes sont passées sur l'utilisation de filles lors du transport. Cela fait longtemps que l'on m'a ôté mon ruban blanc d'intouchable et qu'il a été remplacé par un jaune de fille de taverne. Je le conserverai jusqu'à destination ... fille attachée et en libres services pour marins en manque lors des longues traversées.

Lorsque nous embarquons, nous sommes à nouveau recomptées et nos identités vérifiées, puis parquées dans les cales qui vont devenir pour les plus chanceuses les cabines de voyages. Beaucoup sont immobilisées et attachées. Si le bateau sombre elles ne s'en sortiront pas. Nous avons embarqué avec nous ce qui nous servira à préparer nos repas, et déjà nous savons que nos rations seront faibles. Nous ne sommes qu'une marchandise parmi d'autres dans ce voyage, mais notre consommation est autre.

Par chance ou malchance je me retrouve à un étage supérieur, attachée dans une pseudo alcôve, sans fenêtre, et proche des cabines des matelots. En face de moi, une autre fille va subir le même sort que le mien. Nous arrivons à nous apercevoir parfois, mais la majorité du temps nous sommes bâillonnées et entravées. Nous avons un pseudo pot à notre disposition pour nous soulager et sommes souvent utilisées. Nous avons le droit à un repas journalier si aucun matelot ne s'est plaint de nous. Sinon, ils ne se privent pas de nous battre avec une canne de bambou. Cela marque et est extrêmement douloureux, mais ne fera pas éclater notre peau.

Nous n'avons que peu de temps pour dormir, entre deux viols. Cela me parait être une éternité même si nous n’avons vogué qu'une semaine jusqu'à notre première escale. Là, une grande partie des filles est débarquée. Nous avons la possibilité de profiter du sol du port pendant que les autres marchandises sont chargées et déchargées, à dix dans de petites cellules, avec toujours des hommes qui viennent nous titiller, des rires moqueurs d'esclaves et des regards froids et haineux de femmes libres.

Je suis dirigée vers un navire différent et ressemblant à un drakkar. Les hommes du bord sont presque tous blond ou roux, ont des barbes et moustaches tressées et leur goréen diffère de celui que j'ai toujours connu. Leur tenue aussi est différente, plus de fourrures, des bottes, et je me demande comment ils font pour ne pas suffoquer de chaleur. Je découvre aussi des mœurs différentes. Il ne semble pas y avoir de pièce pour chacun des matelots, mais une salle commune avec de petites couchettes, et c'est dans cette pièce que l'on vient me placer, nue.
Il semble que nous ne soyons pas beaucoup du voyage. Je me retrouve avec une seule autre fille, souriante et attirante à souhait, alors que l'équipage comprend une dizaine d'hommes. Nous avons la charge de la préparation des repas, surtout à base de poisson et de céréales. Je découvre le service de l'hydromel et leur désir et plaisir ne se dissimule pas. Combien de fois je me suis retrouvée chevauchée en plein milieu d'un service, sous les rires des autres hommes et le sourire charmeur de ma compagne de voyage. Ils sont certes plus "chauds" que les hommes du sud, mais plus doux aussi, enfin … différents.
Le temps se rafraichit et on me sort une tenue de laine et une paire de pseudo bottes, sortes de guêtres de fourrures avec liens pour cacher mes pieds lorsque je suis amenée à quitter la pièce principale pour aller récupérer l'eau de pluie pour la cuisine. J'en profite pour découvrir une disposition des étoiles et des lunes différente de ce que je connaissais. Malgré la lenteur du voyage, je me demande chaque jour comment se fera mon retour auprès de celui que j'ai aimé

Nous accostons sur une ile, dans ce qui ressemble à un fjord. L'un des hommes à la chevelure rouge sang me demande de me vêtir, me pose une cape lourde sur les épaules et me fait débarquer. Je suis enchainée à un des anneaux d'amarrage. Tant que le temps le permet, ils déchargent quelques caisses, qui semblent être la livraison d’une commande.
Cet homme à la carrure imposant s'approche de moi. Ce qu’il fait alors me surprend. Comme mon père par le passé, il dépose un baiser sur mon front. Ils reprennent rapidement la mer. Il semble que les fenêtres de temps clair se fassent de plus en plus rares et ils repartent vers leur ile. La neige et le froid me prennent vite tout le corps.

Heureusement, je ne reste pas longtemps ainsi. Des hommes passent prés du quai, comme s'ils attendaient le chargement, dont je ne devais pas faire partie. Cela ne les empêche pas de me ramener à leur village. Je suis amenée à long hall, où je me dévêts en voyant les autres filles nues. Ma médaille est observée et décryptée. On fait appeler mon propriétaire. En l’attendant, je reste agenouillée derrière et à droite de la personne qui semble être le chef du village ... je suis bien incapable de donner mon nom, juste montrer mon collier et mes cheveux courts qui ont recommencé à pousser
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MessageSujet: Re: Saphir, Kazrack et .... deux êtres qui souffrent   Mer 16 Mar - 9:51

Je le vois entrer dans cette bâtisse longue et chaude. Je le vois passer la porte. Mon cœur s'accélère et je suis sur le point de perdre connaissance. Lui qui m'a abandonnée, lui qui m'a faite transporter jusqu’ici ....Je me relève prestement quand même pour aller me jeter dans ces bras. Je pensais le détester, mais mon cœur est toujours bien à lui. Un coup sec me fait tomber au sol et m'arrête net dans ma course. Je regarde autour de moi sans plus oser bouger et l'observe s'approcher de plus en plus.

Je me repositionne sur mes genoux, la tête basculée pour être mise en laisse ... les minutes qui passent sont une éternité bien pire à supporter que ces mois passés loin de lui et les abus subits. Il prend son temps pour parler au chef du village, lui racontant comment il s'est offert une jeune fille des hautes castes du sud. Il raconte mes défaillances. Les autres esclaves apportent plats et hydromel. Tout s'anime, tout est rires et bruits autour de moi... Je suis remise derrière le chef pour commencer.

La soirée avance et ils discutent toujours de la nouvelle qui arrive. Je suis placée sur la table et chaque homme y va de son commentaire sur les capacités imaginaire et les abus qu'il aimerait me faire subir. Mon Maître ne réagit pas et va jusqu’à les y encourager... Je suis troublée par cette attitude, lui qui avait toujours refusé qu'un autre pose la main sur moi pour me flatter ou me punir lorsque nous étions près de l'ile de mon enfance.

Enfin il me prend dans ses bras et me conduit jusqu’ une alcôve ouverte autour de la pièce. Il m'entrave les poignets et les chevilles, me disant que cela est pour mon bien, pour éviter que je ne me perde la nuit avec les bêtes qui rodent autour du village.
Il me couvre de tendresse toute la nuit et utilise mon corps comme il ne l'a fait qu'une fois par le passé, sans cependant se répandre en moi cette fois.

Le lendemain, à peine le soleil levé, une fille vient me détacher et me conduit dans la cuisine. Je me vois confier une tenue standard pour ce village. Nous sommes toutes vêtues de la même façon, plus rien à voir avec les soies du sud. Finalement, les rivalités s'effacent avec des vêtements identiques. Seuls nos colliers permettent de savoir à qui nous appartenons. La fille m'explique brièvement les tâches qui nous incombent et je commence à nettoyer cette grande bâtisse, alors qu'une autre fait la vaisselle, une troisième la lessive. Elles me parlent, me rassurent. Je n'ai jamais autant parlé avec d'autres esclaves. Mon passé, je le garde pour moi mais j'apprends à leur côté ces petites choses à savoir pour plaire à tel ou tel homme de ce village.

Après une visite chez le médecin du village pour avaler le vin d'esclave (contraceptif), les journées se passent à dormir auprès de mon maître dans cette place qui est sienne dans la maison commune, à servir les hommes du village, les invités. Je ne suis pas de celles que l'on emmène souvent sur les fourrures. Il semble plus à leur goût d'ouvrir une capture fraiche et la faire hurler de plaisir, ou d'utiliser leurs propres esclaves. Je m'implique chaque jour d'avantage dans la vie de ce village du nord, vagabondant dans la neige pour ramener du bois, allant à l'étable m'occuper des bosks. C'est finalement ce que je préfère, avec le travail du lait à transformer en beurre et fromage ...
Un matin, mon Maître me demande d'emballer toutes ses affaires de l'alcôve. Je n'ose pas lui demander ce qui se passe et me prépare à un nouveau déracinement. Finalement ce ne sera pas grand-chose. Au vue de son habileté et de mes connaissances qui l'aident parfois, on vient de lui octroyer une petite ferme. En plus de mes travaux pour le village, je vais maintenant ajouter un jardin de légumes ... on lui octroie aussi l'utilisation de thrall (esclave male) pour l'aider à la culture des champs.

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MessageSujet: Re: Saphir, Kazrack et .... deux êtres qui souffrent   Mer 16 Mar - 9:51

Les mois d'hiver avancent. Les jours se font de plus en plus courts. Les hommes s'absentent parfois plusieurs jours et reviennent avec des denrées volées aux iles plus ou sud et de nouvelles esclaves qui sont très souvent vite échangées contre ce qui manque au village.
Un soir, cependant, je vois mon Maître rentrer prestement dans notre demeure. Il me lance à la figure mes vêtements de bond-maid, une couverture de fourrure et mon bol. Inquiète je le regarde et commence à ouvrir la bouche. Je n'ai pas le temps de parler.
"Allez, sors de ma vie, je ne veux plus te voir traîner autour de ma ferme. Disparais de ce village ! " Il parle très fort. Je prends les affaires données, m'habille à la hâte et sors en courant, mon collier toujours présent, m'enfonçant dans le noir en direction du bois le plus proche.

Je ne peux m'empêcher de regarder de loin ce qui se passe ensuite, je le vois revenir avec une autre fille en laisse. Dès que je suis sure qu'il ne ressortira plus, je m'approche de sa demeure et écoute à la porte, regarde par les rares ouvertures non closes, me faisant discrète. Son ex compagne est là, de retour, agenouillée à ses pieds. Désemparée, je ne sais que faire sinon pleurer. Je me dirige vers l'étable où je serai protégée au moins pour cette nuit.

Le lendemain, je me réveille de très bonne heure et commence par voler un bol de lait frais, puis retourne me cacher loin des regards des libres de mon ancien village. Dans la forêt proche, j'essaye de me trouver une grotte ou un trou pour retourner le moins possible vers le village. Ma première journée d'exploration est infructueuse et je retourne dormir dans l'étable... le temps passe ainsi, recluse et privée de tout espoir. j'arrive à voler quelques feuilles et de quoi écrire, des pointes de flèches. Je décide finalement de ne plus revenir vers le village, restant dans la foret, le plus souvent à trembler tout au long de mes nuits au sommeil incertain, le ventre vide jusqu'à ce qu'enfin j'arrive à tuer mon premier animal.
Je passe depuis mes journées a coucher sur le papier mon histoire. Je suis de plus en plus faible. La rare nourriture que je chasse ne suffit pas ...

Ce soir, je m'endors. Les feuilles soigneusement protégées ... si une personne, un jour, les trouve ils rejoindront peut-être une archive ....
Demain, je ne sais si je me réveillerai…
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Saphir, Kazrack et .... deux êtres qui souffrent

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