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 L'Histoire de Disturbia (& SLURL)

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Payne Sciarri
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Messages: 168
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MessageSujet: L'Histoire de Disturbia (& SLURL)   Ven 16 Sep - 18:15


SLURL


http://slurl.com/secondlife/Summer%20Flame/145/108/1001


Histoire de Disturbia.



Il y a quelques années, la croissance de la population devint plus important et plus rapide que les spécialistes ne l'avaient escompté. Les villes s'étendirent sur les campagnes environnantes et devinrent des mégalopoles, véritables fourmilières surpeuplées. Le chomage progressait dangereusement, les manifestations des citoyens se multipliaient au point de faire vaciller l'économie de l'Etat, incapable de répondre à une telle croissance, et qui laissait présager d'un déclin proportionnel à l'accroissement.

Il fut alors décidé d'étendre les zones d'urbanisation vers l'est par dela les territoires peuplés. Ainsi, le projet Colonie-2000 vit le jour. Chaque colonie allait recueillir mille citoyens, dans une ville entièrement préaménagée, comportant habitations, magasins, distractions et bien sur, du travail pour chaque citoyen qui souhaiterait aller s'y installer. Les listes d'attentes se remplirent en quelques mois seulement face à la promesse de cet terre de renouveau.

Les volontaires étaient envoyés dans ces Colonies, bâties à la hâte par l'Etat pour répondre à la demande, selon les capacités et aptitudes de chaque travailleur. Il y avait des colonies de pêcheurs, des colonies de ferrailleurs, des colonies d'agriculteurs et des colonies de mineurs. Cependant, avoir autant de personne à sa disposition incite souvent à quelques dérives... Parmi les colonies, il en fut une poignée, isolées, encerclées de murs d'une hauteur infranchissable, où citoyens et médecins se côtoyaient, prétextant de contrôler l'état de santé de la population en milieu communautaire. C'était le cas de la Colonie-777.05, aussi connue sous le nom de Colonie-Disturbia.

Les bus arrivaient par dizaine chaque jour, passant par le tunnel, unique accès à la ville, "pour permettre de tenir éloigner les éventuels malveillants et mieux protéger la population", rassurait l'officier d'Etat posté à l'entré de Disturbia. Le motel situé à l'entré permettait d'héberger les amis, venus aider les citoyens a emménager avec leur mobilier, tandis que ceux ci se dirigeaient vers l'église pour remercier de ce providentiel territoire. Pendant les premiers mois, la ville s'organisait et chacun s'efforçait de mettre en place ce nouveau mode de vie et de s'y adapter. Le fameux magasin "Enelya's Créations" et la discothèque étaient les lieux de toutes les folies pendant que les amoureux flânaient sous la serre, chaleureuse et rafraichissante par sa verdure. Dès l'aube, les hommes partaient forrer la mine qui avait déterminé l'emplacement de la colonie, pour en ressortir les chariots remplis de minerais, et permettre d'enrichir aussi rapidement les discussions au café que les caisses de l'Etat, au dépend cependant des porte-monnaie des citoyens.
Les accidents de mineurs étaient rares, mais immédiatement pris en charge dans l'hôpital de la ville, qui s'assurait de l'aptitude des citoyens à reprendre le travail.

En liaison régulière avec l'officier d'Etat, l'hôpital regroupait l'ensemble des informations médico-psycho-sociales de chaque citoyen: Age, sexe, profession, état civile, antécédents médicaux, suivi psychologique, avec une part importante pour ces dernières informations. En effet, les citoyens de Disturbia avaient été affecté à cette colonie selon ce critère puis classés par trouble de la personnalité. Rapidement, les obsessionnels furent les plus actifs à la mine, leur gout du travail bien fait incitait et motivait la communauté à travailler. Ils accédèrent aux postes les plus importants de la cité. Cependant, la réussite fut moindre pour les borderlines et les schizoïdes, qui commencèrent à devenir agressifs, à avoir des hallucinations, à rendre la vie de moins en moins paisible en colportant des rumeurs sur la fin de la race humaine à Disturbia. Une partie des citoyen fragilisée devint dépressive à l'idée d'une telle évolution de leur avenir tant désiré et finalement tant regretté... L'hôpital fut reconverti en asile alors que les personnalités psychopathes déclenchèrent une ère d'insécurité, et que la petite caserne de l'Officier d'Etat devint rapidement surchargée... Les médecins et spécialises se demandaient pourquoi les citoyens avaient décompensés presque en même temps leur trouble psychiatrique, pour aboutir à un tel chaos qui ne se retrouvait dans aucune autre des Colonie-777.

Disturbia fut mise en quarantaine, le tunnel d'accès verrouillé jusqu'à ce que la réponse fût apportée et que les choses rentrassent dans l'ordre. Les médecins notèrent une concordance dans les délires de chacun des patients, une force obscure qui leur disait de s'auto détruire, que la terre était la terre des Elus, que seuls ceux qui survivraient pourraient y séjourner... Pour formuler leurs hypothèses, ils décidèrent de suivre une journée typique d'un citoyen non encore décompensé, ce qui les amena au fin fond de la mine...

L'entrée était obscure, comme dans toute mine. Les machines de forage étaient à l'arrêt sur le coté pour laisser un passage vers un espace qui se dégageait soudain. Un grotte.. non, pas une grotte, plutôt, une ville souterraine, probablement relique d'un temps passé. Les pierres taillées et alignées, ornées de gravures guidaient les visiteurs dans le dédale de bâtiments jusqu'en profondeur, sous la ville actuelle de Disturbia. Quelques centaines de pas plus loin, un cours d'eau qui cheminait entre les roches dévoilait un paysage de toute beauté. Deux citadelles se faisant face, l'une d'un blanc pur, illuminée d'un reflet bleuté, et l'autre noir et rougeoyante. Leur hauteur, la finesse de l'architecture ne ressemblait en rien à ce qui était connu par les historiens de par le monde. Curieuse, l'équipe d'expédition s'approcha pour découvrir entre la Cité Blanche, Glânost, et la Cité Noire, Morost, une sorte de nécropole, indéfinissable de laquelle une aura oppressante émanait...

Les tombeaux alentours dont la richesse des décorations laissait présager la découverte de somptueux trésors étaient désespérément vides, vides de tout trésor, mais vides de tout corps également. Quand une force sembla attirer l'équipe en arrière, leurs esprits semblèrent se scinder, leurs membres se déchiquetés, alors que leur dernière vision fut celle de crocs se refermant sur leurs nuques. Un des membre parvint à ressortir effrayé et s'empressa de conter l'aventure qu'il venait de vivre... pour aussitôt rejoindre d'autres survivants délirants dans une cellule de l'asile.

Inquiet pour le devenir de la mine , l'Etat lança finalement un assaut massif dans les sous sols de Disturbia faisant revenir l'espoir dans le cœur des citoyens. Deux cents hommes en armes descendirent vers les entrailles de la cité. On raconte que le massacre qui s'en suivi ne laissa pas indifférent les auditeurs des très rares survivants. Les corps jonchaient le sol, anéantis par des créatures ayant une apparence de loups, mais se déplaçant comme des hommes. D'autres, couleur jais, volant dans les sous terrains et fondant sur leurs proies comme des rapaces ne gisaient pas au sol avant d'avoir décimé une dizaine de leurs valeureux adversaires.

Au fur et à mesure que le sang se répandait sur le sol, il semblait aspiré par la nécropole, et la lueur rougeoyante de la cité Noire s'intensifiait. Cependant, pour chaque être dont le sang était bu par ce pouvoir démoniaque, une brume blanchâtre s'échappait du corps et se dirigeait au pied de l'arbre blanc, situé à coté de la Cité blanche. Pour chaque âme qui venait le renforcer, le faire croître, et une fleur poussait quasiment instantanément sur l'arbre, avant de laisser s'échapper en éclosant, une petite créature, ange ou fée, peut-être hybride des deux qui s'envolait vers l'affrontement.

Les créatures lumineuses et obscures combattirent pendant des heures, permettant à quelques rescapés de remonter pour expliquer le carnage et ordonner l'évacuation de cette citée maudite. L'enfouissement de ces deux cités n'était sans doute pas un hasard, et les ruines des villages souterrains à proximité ne laissaient dès lors aucun doute sur le destin qu'avaient eu leurs occupants jusqu'à ce qu'un Puissant parvînt à les sceller dans un monde souterrain, désormais ouvert par la cupidité d'un Etat

Mais à la surface, le chaos n'était pas moindre... Les citoyens semblaient combattre des créatures bestiales aux crocs acérés surgissant de l'asile et dévastant chaque recoin de la ville, profitant de l'obscurité de la nuit pour battre en retraite quand les humains arrivaient à les repousser. On pouvait voir des êtres agonisants remplacer leurs membres mutilés par des pièces mécaniques animées par une magie occulte qui relevait également les créatures proches de la mort pour en faire des être dénués de volonté. Ce combat épique se prolongea jusqu'à ce que tous les citoyens fussent corrompus par le pouvoir des
souterrains et que les créatures de Glânost et de Morost s'anéantissent mutuellement. Les bâtiments se retrouvèrent saccagés, tous les accès à Disturbia la maudite furent fermés et l'obscurité sembla tomber pour l'éternité.


Les années ont passé et les souvenirs de la catastrophe se sont atténués face aux enjeux de la mine et de la fortune qu'elle pouvait apporter. L’État a incité à rémunérer quelques groupes d'intrépides pour qu'ils sécurisent l'ancienne colonie et récoltent le minerai en vue de rétablir les activités commerciales, une foi la stabilité de la région vérifiée. La Colonie 777.05 a donc été ouverte, à nouveau. Son aspect n'a pas changé: la ville en partie dévastée est lentement rebâtie avec les matériaux présents sur place, dans le style d'origine, pour que nul n'oublie le massacre qui s'y est déroulé. Dans les souterrains, l'arbre blanc, désormais titanesque, s'élève jusqu'à percer le dôme qui préservait la colonie des citées maudites, et laisse estimer le nombre d'âmes qui ont rejoint la nature en ces lieux... Alors que des créatures démoniaques surgissent régulièrement pour semer la terreur dans la ville, les aventuriers de tous horizons affluent vers la colonie, en quête de richesse, de gloire ou pour toute autre raison qui leur est personnelle. Advienne que pourra... Il n'y a qu'à espérer qu'ils puissent rétablir un peu d'ordre et ne soient pas tous consumés à leur tour par la malédiction de Disturbia...

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