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 SPINAKER AVRO - "Spin" (Homme libre.)

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spinaker avro



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Date d'inscription: 04/12/2011
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MessageSujet: SPINAKER AVRO - "Spin" (Homme libre.)    Dim 4 Déc - 9:24

prénommé "Spin" par son père à sa naissance, ce qui n'était à l'époque qu'un gros bébé joufflu gazouillant, naquit dans la délicieuse Oasis de la Bataille du Rocher Rouge. Le premier regard qu'il jeta sur le monde fut baigné par la lumière du soleil. Son premier souffle fut irrigué par le parfum des épices exotiques et les fragrances typiques des cités du sud. Ceci le marqua à jamais. Sa famille, privilège exquis datant le l'ancien régime, était régnante. Etant l'ainé de sa fratrie, il se retrouva prince héritier de la cité, droit d'ainesse oblige. Le jeune garçon vécu dans les ors somptueux du palais paternel et dans le luxe, une exception dans un monde médiéval brutal et sanguinaire. Il eut un jeune frère, Math (Matthieu Riven), qui marqua sa vie. Leur complicité et leur amour firent de ces deux hommes un tout unique qui, hélas, fut déchiré par les méandres de l'histoire.

Son père était un homme dur et sévère, un goréen parfait. Sa stature était celle d'un géant. Il avait le don d'entrainer les hommes là où il voulait et quand il voulait. L'acier de la lame de son scimeterre était respecté et en faisait trembler plus d'un. Sa maitrise de l'art de la guerre était admirable. Son regard était dur et fier, il était un brave parmi les braves, un Attila en puissance. Souvent Spin était intimidé par son illustre aïeul dont la poigne était de fer. Son gout pour les combats et la bataille étaient légendaires et fort peu d'hommes osaient soutenir son regard ou le contredire. Sa voix portait au dessus des dunes, s'imposait à tous, il était le haut Pascha incontesté des Tashids, une puissante tribue du Tahari et un modèle pour tous. Rares furent en ce monde les personnalités à avoir une telle trempe de caractère. Ce père aimé et craint écrasa par sa carrure le petit prince. Accaparé par son devoir, Bab Arub passa peu de temps avec ce fils ainé, si différent de lui et qui fut élevé par les femmes du harem. Peut être est-ce cette absence masculine que Spin chercha vainement à combler tout au long de sa vie.

On notera au passage que le système politique des cités du Tahari est original par rapport à la norme goréenne. Il est de type monarchique. Les castes ne sont pas d'une importance majeure, contrairement aux cités du nord de Gor. Le clan est par contre la cellule de base et le ferment de base de l'identité des hommes du désert.

La mère de Spin était une femme de haute naissance, issue de la tribu voisine des Aretai. Son père l'avait enlevé quand elle eut ses seize ans, ce qui fut bien des années plus tard la source d'un conflit mortel qui opposa ces deux tribus. Femme soumise et effacée, noyée dans un tabernacle composée de femmes délicieuses, elle eu peu d'influence sur le jeune Spin autre que le tendre amour qu'elle pu lui donner ainsi qu'a son petit frère.

Spin, prince héritier ne se révèla pas être de la même trempe que son père. Les deux hommes ne se ressemblaient pas. Il se révèla doué dans l'étude des lettres et passionné par l'histoire de Gor et sa culture. Il aimait les arts sous toutes ses formes et ce gout ne le quitta jamais. Eloquent, jovial, blagueur, il était en tout point le portrait craché de sa mère. Il avait le sens aigu de l'accueil et son coeur était toujours ouvert pour secourir un étranger, une qualité incongrue pour un goréen. Enfant, il jouait dans le palais avec les autres gamins, bâtissait des châteaux de sable, chantait du matin au soir jusqu'à épuiser les gouvernantes qui avaient en charge son éducation. Il était aimé de tous. Spin n'avait rien d'un guerrier et ceci n'échappa pas à son père, le puissant Ba' Arub. Il n'aimait pas la bagarre et ne cherchait pas à s'imposer. Malgré ces traits, Le haut Pacha détecta une qualité remarquable chez son fils: il avait la passion de la vie et ne s'avouait jamais vaincu. Une flamme ardente inaltérable semblait briller dans le coeur de son garçon et son père sut qu'il serait peut-être, un jour, un très grand souverain. Contre les torrents de l'entropie du monde, jamais Spin ne se soumettrait et ceci ne se démentît pas.

A l'age de 12 ans, quand les premiers signes de sa maturation sexuelle émergèrent, il fut envoyé dans le nord de Gor dans une académie de guerre, à White Water Falls. Son père avait compris que son fils était sensible, émotif et féminin. Son homosexualité était un fait évident pour tous, sauf pour le principal intéressé qui ne se posait pas ce type de questions, emprisonné dans l'innocence ingénue de la fin de son enfance. Il fallait changer la nature du futur pascha ou faire disparaitre cet enfant trop tendre pour régner sur des hommes trop rudes et trop durs. Spin à l'entrée de l'adolescence avait hélas les traits d'une jeune fille qui en émouvait plus d'un, tout était vraiment contre ce prince qui n'était pas fait, à l'origine, pour vivre dans le monde cruel de Gor.

Le haut Pacha décida, pour le protéger, pour le former et faire de lui un male goréen à part entière, de l'envoyer très loin de l'Oasis pour le mettre à l'abri des regards des hommes du désert. Façon habile de cacher une honte pour la famille. C'est certainement cet acte qui sauva la jeune vie de Spin et qui le marqua durablement. Il fut déraciné, déchiré et terrorisé. Fin de corps, sensible, sensuel et androgyne, Spin fut alors entrainé durement par des gladiateurs professionnels, des esclaves de combats cruels et sans peurs. Il perdit ses longues mèches brunes qui tombaient telle une cascade ardente sur son cou pour avoir une face rasée intégralement. Cette période fut la plus noire de sa vie. Chaque jour il combattait dans l'arène et se faisait massacrer par ces puissants mercenaires. Son essence était sans cesse reniée, il n'était pas fait pour cette vie. Il mordait souvent la poussière avec rage et désespoir. Jamais il ne prit du plaisir dans ces combats mais il se passionna pour la stratégie militaire. Il progressa pourtant bien que lentement. Ses maitres étaient impitoyables avec lui et il fut éduqué avec cruauté et sévérité. Il pleurait souvent mais nulles larmes n'attendrissaient le coeur froid des brutes qui l'entouraient. Soit il deviendrait un guerrier, soit il mourrait. Souvent son corps fut marqué par le fouet, les blessures et les bleus qu'il reçut. Il apprit dans la sueur, les pleurs et le sang le code de l'honneur et le maniement des armes. Son corps progressivement changea et pris enfin une vrai stature d'homme. Mais ceci fut long. Une musculature élégante et puissante émergea. Son esprit devint plus ferme. Pourtant, sa nature profonde n'évolua pas: celle d'un être chaleureux, espiègle et bienveillant.

Ce fut l'âge aussi de son éducation sexuelle et sentimentale. Ses maitres lui apprirent à utiliser les jeunes femmes esclaves selon les normes goréennes. Il se révéla doué dans l'exercice des jeux de l'amour et du hasard. Sa réputation de jeune étalon ne le quitta plus jamais. Naturellement, il était un amant merveilleux. Pourtant son attirance naturelle alla principalement vers les hommes. C'est en face des guerriers de son école qu'il eut ses premiers émois et sa première érection. Il passa la majorité de ses nuits dans les bras des gladiateurs de l'académie, souvent plus âgés et plus murs que lui, amateur de jeunes adolescents cambré et soumis. Il y appris la luxure et la dépravation. Son corps épuisé était ainsi régénéré par la semence de ceux là même qui le fouettait le jour et le martyrisait dans l'arène. Le corps immature de Spin était parfait pour être possédé et il le fut totalement et régulièrement dans le secret des nuits de son adolescence. Ses cris juvéniles brisaient parfois la nuit la quiétude des couloirs de l'école mais ces rapports intimes restèrent secrets. Son intimité était ensemencé, tel un sac ouvert, par le foutre des mâles goréens qui passaient par et parfois ils étaient à plusieurs sur lui. sa délectation était totale. Ado immature, le désir, la peine et le plaisir explosaient dans sa tete à chaque expérience. Ses courbes subtiles évoquaient à la fois celles de l'homme et de la femme dans une fusion angélique. Son corps d'éphèbe imberbe fut ainsi longuement et durablement consommé par la virilité des hommes du nord et parfois, par celle des femmes aussi.

Quand il revenait dans le désert, c'est avec son jeune frère Mat, qu'il aimait follement, qu'il s'unissait pour ne faire qu'un. De receveur il devint donneur et découvrit enfin, la joie de contrôler et de pénétrer l'être qu'il aimait le plus au monde. Le jeune guerrier, au contact des mercenaires les plus féroces de Gor, avait perdu tous repères moraux. Mature sexuellement, loin de ses parents, il n'était qu'un pieu ardent, une antre pénétrée prêt à jouir dès qu'il le pouvait. Il abusa de Mat plus que de raisons mais ce dernier ne se plaignit jamais de ce traitement, il fut le premier qui porta le collier de son frère, en secret. Cette initiation à des formes d'amour interdites troubla profondément l'âme et la personnalité du jeune guerrier. Il devint évident pour lui qu'il ne ressemblait jamais à son père, son modèle et son exemple; Pire une partie de son ëtre vibrait totalement quand un homme le soumettait à son désir. Il adorait être utilisé comme une petite soubrette, un comble pour un noble prince. Il était "différent" comme pudiquement les gens disent. Tourmentée, son âme était remplit de doutes à propos de lui-même. Il ne savait pas quelle était sa nature et ceci le déchirait. Parfois il pensa mourir tant il souffrait de son état.

Au loin, la quiétude des dunes du désert était balayée par la tempête de la guerre. Le sang coulait dans le sable immaculé des dunes. La puissante tribu des Aretai était en guerre avec celle des Tashids. Progressivement, les armées de Bab'Arub perdaient du terrain. La situation devint grave et désespérée...Spin avait alors 15 ans et vivait dans le Nord. L'Oasis du Rocher Rouge fut occupée, un siège interminable commença. Les vivres vinrent à manquer. Le père de Spin écrivit alors la plus belle des histoires du Tahari, il entra dans la légende éternelle des héros. Pour gagner la guerre, une seule solution désespérée se présenta: celle de la destruction des puits extérieurs de la cité. Sans eaux, les aretais étaient condamnées à lever le siège. Refusant de réaliser cette ignominie, le pire des actes pour un homme du désert, Bab' Arub, sonna la dernière charge de la cavalerie des tashids libres. Le fleuron des combattants se rua contre l'occupant hait. Les trompes des cors firent trembler les dunes du désert. Les corps s'entrechoquèrent. La percée de l'attaque fut une réussite, la puissance de sa force bouscula les lignes aretais. Le haut Pacha arriva ainsi à dix mètres du général aretais...et tomba. Entouré de scimiterres farouches, son corps fut brisé et transpercé. Il gagna la mort et la gloire. La nuit qui suivit fut celle de toute les défaites, le frère de Spin disparu ainsi que sa mère. Nombre de femmes furent réduites en esclavage. La tribu était vaincu. Il pleura longuement la perte de son petit frère, de son amant, de son esclave et de son premier amour.

De ce jour, les tashids devinrent des alliés fidèles des aretais, par force. La lignée dynastique des Avro fut décimée et une nouvelle maison prit la gouvernance de la principauté, celle des horrenbeck. Pendant un temps bref, Spin fut réduit en esclavage dans le nord et porta le collier dans la honte et la peur. Il soufra de cette situation de tout son être. De ce jour, l'humiliation qu'il subit ne le quitta plus. Son esprit ne fut cependant pas brisé. Son innocence juvénile s'évanouit et il s'endurcit. Il se révéla combattant, hargneux et indocile, jamais il n'accepta ce collier félon. Il ne prit aucun plaisir quand il fut utilisé par ses maitres ou ses maitresse, un fait étonnant quand on connait le passé du jeune prince. L'esclavage transforma paradoxalement Spin en mâle dominant et intransigeant. Non, Spin n'était pas un petit kajirus docile, une petite pute à féconder et ceci le surpris. Pourtant la condition d'esclave fut gravée dans le coeur du jeune homme. Il ne regarda plus jamais ses frères esclaves de la même façon et garda en lui, cette expérience douleureuse mais formatrice en lui.

Après quelques mois, magnanime et bousculé par la légende montante de Bab'Arub, le nouveau Haut Pascha des tashids accepta le retour du jeune guerrier. Real politique oblige. Il fut racheté et libéré et retrouva ses biens, enfin le peu qu'il en restait. Son retour se fit sans heurts. Il servit alors avec honneur le nouveau pouvoir et devint rapidement la première épée de la cité. L e devoir devint tout pour lui. Il était un chevalier droit au service de la pierre de foyer de sa cité. Doté d'un charisme certain et d'une beauté à couper le souffle, il se révéla un meneur d'hommes profondément humain, prêt à secourir ses citoyens. L'humanité et l'honneur guidaient les pas du guerrier. Ces qualités furent hautement appréciées et il gagna le respect de tous. Honnête et sincère, fier de lui, Il ne cacha jamais sa nature profonde, son attirance pour les hommes et ceci fut accepté. Il se lia avec un jeune physicien de Tabor, Leo Deakins, sous un contrat de compagnonnage. Le premier homme de sa vie, être mature et expérimenté, soigna alors avec une patience infinie les nombreuses blessures de son âme.

Devenu fort et rebel, Spin se révolta progressivement contre le pouvoir du Pasha Grif. Ne supportant pas la politique autoritaire du grand Vizier en place, il parti en exil après avoir tenté de renverser le conseil de la cité. Il régna avec Leo sur la terre de Silvertree de Tabor, propriété ancestrale de la famille de son époux. Après un temps où l'amour, la félicité et la tendresse unirent les deux hommes de mille feux brillants, le déclin vint et leurs voies divergèrent. Un amour passionnel peut-il durer dans le temps? Jamais Spin n'aima ainsi un homme et jamais il ne souffrit autant de cette séparation. Leo était plus que sa moitié, il était son mentor, son père et le grand frère qu'il n'avait jamais eu. Spin ne supportait pourtant plus la passion enflammée de son compagnon pour un jeune esclave nommé Rio. Il claqua alors la porte, malade de jalousie et emplit d'une infinie tristesse. Son âme était devenu noire de haine et Spin, conscient de la présence de ce poison dans ses veines s'enfuit. La nostalgie du désert hantait telle une vague récurrente les nuits du guerrier et il quitta sa famille pour ne plus jamais revenir. Les arcanes du pouvoir de Tabor le dégoutait. Tabor était pour lui la cité de la honte, de la luxure et des hommes sans honneur...un compromis fait d'un vomit putride et nauséabond. Le conseil de la cité était composé de vieux hommes perverts dont la stature était l'image inverse de celle de son vénéré père. Quand l'amour ne coula plus dans ses veines, Spin retourna seul dans le désert, le coeur éteint.

Nous nous situons içi au moment de la dernière guerre qui embrasa le Tahari, celle ou Tarl Cabot, accompagné de Hassan, défit le pouvoir de l'Ubar du sel, Ibn Saran le félon. Spin combattit au coté des hommes du désert afin de briser l'union tissée entre le peuple des dunes et les Kurs. Après la victoire de la bataille de Klima, la libération des esclaves du sel, il prit le pouvoir. Issu d'une famille royale, serviteur fidèle des-rois, Samos (le premier agent des PK sur Gor) le repéra et lui offrit le trône afin de réorganiser la cité et la production du sel. Il eut pour mission centrale de surveiller le désert afin d'empêcher les Kurs d'utiliser cette zone comme base arrière pour envahir Gor.

Destin paradoxal et curieux: Spin devint le Pasha de Klima et Ubar du sel de Gor. Rien ne le prédestinait à un tel rôle. Il aurait du devenir scribe si sa nature avait été respectée. Il reconstruisit l'oasis, rebâtit une nouvelle cité qui devint merveilleuse. Il eut des amants mais jamais aucun ne remplaça vraiment Leo. Il devint le maitre de deux superbes esclaves mâles, Patrice puis Alex qui marquèrent son coeur à jamais. Mais jamais ceux-ci ne remplacèrent Mat dans son coeur. Le gout pour l'architecture et des arts du jeune monarque se déployèrent pleinement pour réaliser ce nouveau projet. Depuis ce jour, il devint le maitre du pays des dunes et s'entoura d'amis proches et fidèles. La jeunesse est une construction et la vieillesse est une lutte permanente contre la déconstruction de son Etre. Spin apprit ceci rapidement.

Klima se dresse fièrement depuis ce jour, tel un joyau, telle une perle lumineuse éclairant le désert au coeur du pays des dunes. Il y eu certes dans les moments noirs de la vie de la cité, des tentatives de pu-puchts, des trahisons et des renversements d'alliances. Les amitiés par intérêt furent vite révélées. Il tua de ses propres mains ceux qui voulaient prendre sa couronne et leur sang impur abreuvèrent les sillon de l'oasis. Spin pouvait être féroce et sanguinaire si on touchait à sa cité. Des hommes de peu d'honneur tentèrent alors du manipuler, de se servir de lui, en ne voyant dans sa générosité que de la faiblesse. aveugle, une fois le moment de lucidité apparu, il résista. Son coeur fut plusieurs fois brisé par de jeunes hommes plus soucieux d'eux-même que de l'amour qu'il leur portait. Mais il tint bon, roc désormais solide dans un océan de tenèbre. Spin sans s'en rendre compte devint lui aussi un personnage de Gor dont la réputation dépassa les murs de sa cité. Il eu également deux fils, issus de concubines qu'il n'épousa jamais...pour lui une femme est juste un élément conçu pour son propre plaisir, pour être dominé et souillé avec une fonction de reproduction utile. Yassin, son fils ainé s'avèra être son fidèle portrait. le pacha de Klima ne peut que sourire d'avoir un garçon androgyne, aussi tendre et adorable que lui, lorsqu'il était adolescent. Il adopta par la suite Aydi, subjugué par la personnalité du jeune vagabond.

Les armes des Avro flottent sur le plus haut des murs de le cité depuis plusieurs décennies. L'histoire avance...dans le tourbillon qui agite ce monde, Spin est aujourd'hui un des survivants de Gor, la mémoire du Tahari, le dépositaire d'un art de vivre qui tend progressivement a être oublié.

(plus qu'un background c'est l'histoire de ma vie sur Gor qui est retranscrite içi, beaucoup de faits relatés sont ont été vécus)
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